Les maladies anciennes peuvent-elles vraiment être traitées ? (Leçon du Ling Shu)
- Serge Romanato

- 8 juil.
- 2 min de lecture
Lorsque les cinq organes yin et les six organes yang sont malades, c’est comme s’il y avait une épine, de la saleté, un nœud ou un blocage.
Même si l’épine est là depuis longtemps, on peut réussir à l’ôter.
Même si la saleté est là depuis longtemps, on peut réussir à l’enlever.
Même si le nœud est là depuis longtemps, on peut réussir à le défaire.
Même si le blocage est là depuis longtemps, on peut réussir à le lever.
Ceux qui disent que les maladies anciennes ne peuvent disparaître ne savent pas de quoi ils parlent.
Ceux qui utilisent les aiguilles doivent rechercher la cause de la maladie. Alors ils pourront enlever l’épine, nettoyer la saleté, défaire le nœud et lever le blocage.
Même si une maladie est ancienne, on peut l’arrêter.
Ceux qui prétendent que ces situations ne peuvent pas être traitées n’ont pas encore atteint la maîtrise de leur art.
— Classique interne, L’Axe spirituel (Ling Shu), Chapitre 1
En médecine chinoise classique, la maladie n'est pas considérée comme une fatalité.
Le Ling Shu compare les déséquilibres à quatre obstacles :
Une épine : quelque chose qui irrite ou agresse le corps.
De la saleté : ce qui s'est accumulé et perturbe le fonctionnement normal.
Un nœud : une stagnation, une tension ou un blocage qui s'est installé.
Un barrage : une circulation qui ne se fait plus correctement.
Le message est profond : peu importe depuis combien de temps le problème est présent, si le praticien comprend réellement son origine, il peut agir dessus.
L'ancienneté d'une maladie n'est donc pas le véritable obstacle. Le véritable obstacle est de ne pas avoir identifié le mécanisme qui la maintient.
Le travail du thérapeute consiste alors à :
trouver la cause ;
enlever ce qui irrite ;
nettoyer ce qui s'est accumulé ;
défaire ce qui est noué ;
remettre la circulation en mouvement.
Ce texte rappelle qu'un bon traitement repose d'abord sur un bon diagnostic.







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