Nous ne mangeons pas seulement des aliments. Nous mangeons des dynamiques.
- Serge Romanato

- 28 août
- 1 min de lecture

C'est probablement l'une des idées que je trouve les plus intéressantes dans la diététique chinoise.
Un aliment ne se résume pas à :
protéines • glucides • lipides • calories.
Il possède aussi une nature et une saveur.
Certains réchauffent.
D'autres rafraîchissent.
Certains nourrissent.
D'autres assèchent.
Certains rassemblent.
C’est là que l'alimentation devient réellement intéressante.
Parce qu'une même assiette ne produit pas nécessairement le même effet chez tout le monde.
Une personne frileuse, fatiguée et présentant une digestion lente n'a pas forcément les mêmes besoins qu'une personne agitée, ayant chaud et la bouche sèche.
👉 Le terrain compte.
👉 La saison compte.
👉 La quantité compte.
👉 La préparation compte.
Mais il existe encore quelque chose que nous oublions souvent :
la manière de manger.
Manger devant un écran.
Manger en travaillant.
Manger rapidement.
Manger en pleine colère ou sous tension.
Puis chercher l'aliment parfait…
Alors que la digestion commence déjà dans l'état dans lequel nous nous mettons à table.
La médecine chinoise nous ramène finalement vers quelque chose de très simple :
Manger suffisamment, sans surcharger.
Choisir des aliments adaptés.
Prendre le temps de mâcher.
Respecter le rythme du corps.
Et surtout apprendre à observer :
De quoi ai-je besoin aujourd'hui ?
Nourrir ?
Réchauffer ?
Rafraîchir ?
Humidifier ?
Assécher ?
Faire circuler ?
L'assiette devient alors beaucoup plus qu'un assemblage d'aliments.
Elle devient une manière quotidienne d'accompagner le mouvement du vivant.






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